C’est sans doute la région qui nous a le plus plu et le plus dépaysé en Mongolie. Les rencontres avec les nomades font également partie de ce souvenir fort. Si la pauvreté et la rudesse de la vie nous ont touché dans l’Arkhangaï, ce sentiment a été encore plus présent pour le Gobi. Monter à dos de chameau, grimper sur les dunes de sables, admirer les paysages désertiques et les lumières particulières du plus grand désert du monde. Le rêve devient réalité. Un vrai régal pour les yeux. Nous sommes dans l’aimag de Dundgog à quelques heures de UB. Le désert commence à couvrir le sud de cette région. Nous faisons connaissance et sympathisons avec notre chauffeur, il nous amène dans un premier temps aux pieds des dunes Uush sand Dunes. En chemin, nous nous arrêtons pour aider à la tonte des moutons. Elle se fait encore au ciseau. Oui oui, nous sommes très productifs ! Pour nous remercier on nous offre un beignet rance et un morceau de formage fossilisé. Le fromage est tellement sec, qu’ils s’en servent comme bonbons. Nous recrachons quelques mètres plus tard. Plus tard, sur la route, nous croisons nos premiers chameau à deux bosses.
A Uush sand Dunes, le site est réputé pour ses vertus médicinales. Au pied de la dune un sanatorium ou les mongol viennent prendre des bains de sable. Ce sable est réputé pour soigner les rhumatismes et les maux de dos. Nous grimpons donc la dune et plongeons entièrement dans le sable, histoire d’oublier les horribles heures de transport accumulées depuis que nous sommes dans le pays.
Le soir, auprès de la ger d’une famille plus que pauvre. Il n’y a rien. Quelques chameaux, quelques chèvres. Le puit d’eau est à 50 m et toute la famille participe. Le couple à 3 enfants. Le plus âgé à 10 ans, la deuxième 6 ans et la petite dernière 3 ans. Partie de dames, d’osselets, nous passons des moments agréables avec cette famille qui nous initiera à la traite des chamelles et à grimper sur les chameaux !
Ce mois de juillet en Mongolie se termine. Fatigués, perte de poids, nous sommes néanmoins contents de retrouver la capitale pour manger une brochette de poulet avec des légumes. Résultat : une indgestion pour Stef. Habitués à peu manger depuis quelques semaines il nous faudra plusieurs jours pour retrouver notre équilibre alimentaire.
Retour en transmongolien : le luxe Le train mythique qui relie Moscou à Pekin, c’est pour nous. C’est parti pour 36 h de train. Wagon restaurant à la mongole, retour au passé, siestes bien méritées et nous rêvons aux plages de Bali, aux poissons, aux légumes et jus de fruit. Pour Bali, ce sera une remise en forme !!
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