Pour mieux connaître la partie Andine de l'Argentine, nous roulons cap au nord en voiture de location. Sur notre route, nous visitons les villages nichés à flanc de montagne. Pumamarca, Humahuaca, Uquia... autant de villages qui nous offrent leurs maisons en pisé, leurs charpentes, leur meubles en bois de cactus (magnifiques) et leurs couleurs locales. Les montagnes forment de grandes plaques rocheuses aux couleurs multiples. Certaines nous offrent jusqu'à 17 couleurs différentes (rouge, bleu, jaune, orange, jaune, violet, vert). Cerise sur le gâteau, une surprise nous attend. En février c'est carnaval dans toute l'Amérique du sud. A priori la fête la plus attendue et la plus célébrée de l'année. Nous profitons du spectacle pour ouvrir grands nos yeux devant les impressionants caballeros (cavaliers) et marcher au rythme des fanfares. Même les cimetières ont été revisités et s'affichent hauts en couleurs pour l'occasion. Retour à Salta pour cette fois, c'est certain traverser côté bolivien.
samedi 27 février 2010
Argentine : la Quebrada de Humahuaca
Avant de rejoindre la Bolivie, nous décidons de repasser au nord de l'Argentine pour une semaine, histoire de découvrir une autre facette du pays. Celle au mille couleurs, celle de la vallée des peintres où les montagnes à dominante rouge offrent une véritable palette de couleurs. Après 11h de bus sur une route magnifique entre le Chili et l'Argentine, nous posons nos sacs à Salta. Située à 1200 mètres d'altitude, Salta est la plus grande ville du Nord-Ouest argentin. On la surnomme linda, la belle. Maisons coloniales, balcons en bois, patios...




Pour mieux connaître la partie Andine de l'Argentine, nous roulons cap au nord en voiture de location. Sur notre route, nous visitons les villages nichés à flanc de montagne. Pumamarca, Humahuaca, Uquia... autant de villages qui nous offrent leurs maisons en pisé, leurs charpentes, leur meubles en bois de cactus (magnifiques) et leurs couleurs locales. Les montagnes forment de grandes plaques rocheuses aux couleurs multiples. Certaines nous offrent jusqu'à 17 couleurs différentes (rouge, bleu, jaune, orange, jaune, violet, vert). Cerise sur le gâteau, une surprise nous attend. En février c'est carnaval dans toute l'Amérique du sud. A priori la fête la plus attendue et la plus célébrée de l'année. Nous profitons du spectacle pour ouvrir grands nos yeux devant les impressionants caballeros (cavaliers) et marcher au rythme des fanfares. Même les cimetières ont été revisités et s'affichent hauts en couleurs pour l'occasion. Retour à Salta pour cette fois, c'est certain traverser côté bolivien.











Pour mieux connaître la partie Andine de l'Argentine, nous roulons cap au nord en voiture de location. Sur notre route, nous visitons les villages nichés à flanc de montagne. Pumamarca, Humahuaca, Uquia... autant de villages qui nous offrent leurs maisons en pisé, leurs charpentes, leur meubles en bois de cactus (magnifiques) et leurs couleurs locales. Les montagnes forment de grandes plaques rocheuses aux couleurs multiples. Certaines nous offrent jusqu'à 17 couleurs différentes (rouge, bleu, jaune, orange, jaune, violet, vert). Cerise sur le gâteau, une surprise nous attend. En février c'est carnaval dans toute l'Amérique du sud. A priori la fête la plus attendue et la plus célébrée de l'année. Nous profitons du spectacle pour ouvrir grands nos yeux devant les impressionants caballeros (cavaliers) et marcher au rythme des fanfares. Même les cimetières ont été revisités et s'affichent hauts en couleurs pour l'occasion. Retour à Salta pour cette fois, c'est certain traverser côté bolivien.
lundi 1 février 2010
Chili : patagonie et désert d'Atacama
4 janvier, départ pour le Chili. 4300 km nous attendent présentant tour à tour une des régions les plus arides au monde : le désert d’Atacama au nord du pays (il y pleut 2 mm maximum par an seulement) et une des plus humide : la Patagonie Chilienne, ou Terre de Feu. Entre les deux, nous faisons étape dans la ville légendaire de Valparaiso qu’on a adorée.

Il est 6h du matin, nous quittons Ushuaïa et l’Argentine pour notre première étape : la Patagonie Chilienne réputée pour sa météo extrême. Pluie, vent, grêle…c’est le seul endroit des cinq continents qui soit sur le passage des vents d’Ouest venus de l’Antarctique. Les marins du Cap Horn les ont baptisé les quarantième rugissants. Nous arrivons à minuit à Puerto Natales. Maria, notre hôte nous attend. Après avoir écumé les dortoirs depuis quelques temps, nous glissons avec plaisir dans le « cama matrimonial » d’une chambre double. Des draps propres, une odeur de javel, deux chevets et leur lampe, le tout dans une maison surchauffée, dans un quartier calme : pas besoin de consulter la rubrique « où dormir très chic », cette petite pension familiale modeste nous offre un confort de grande classe.
Nous préparons notre trek dans le parc naturel de Torres del Paine. Le parc s’étend sur 242 000 ha de forêts, de lacs, de glaciers, de montagnes. Notre guide stipule également que c’est ici que l’on ressent toute la magie de la Patagonie mais également son hostilité (rafales de vent, tempêtes, nuits glaciales en toute saison); nous confirmons. Ici la nature est reine. W ou Q ? Nous nous décidons pour un trek de 8 jours, celui du Q (circuit complet du parc : pour les initiés, c‘est l’incontournable W plus la boucle par derrière, le tout formant un O, auquel on rajoute « la queue » pour former le Q; ça suit?) qui sera côté météo éprouvant. Côté logistique : nous dormirons sous tente et porterons nos sacs. Il faut donc les alléger au maximum : vêtements, duvets, tente et nourriture. Tu ne liras point (trop lourd), tu ne te maquilleras point (sans intérêt surtout sous une rafale de grêle, l’effet serait désastreux). Expérience oblige, un déodorant tu prendras pour réduire les odeurs de transpiration de TON UNIQUE Tee Shirt de marche. De mets déshydratés tu te nourriras. Le matin : flocons d’avoine et lait en poudre pour tenir au ventre, le midi un pain et deux tranches de fromage ou deux tranches de jambon : il faut varier un peu (on peut pas prendre les deux ? Non on peut pas) et le soir une soupe déshydratée avec du vermicelle et de la purée mousseline. Pour les creux : la joie des barres de céréales et des fruits secs. Et…. Ah le coquin ! Stéphane a acheté 2 grosses tablettes de chocolat. En voiture Simone pour faire le tour de mon Q. Le moral est au grand beau, 8 jours dans la nature.

Jour 1 : marche de 5h. Le soleil est de la partie. Vue magnifique sur les montagnes formées il y a environ 12 millions d‘années. Nous marchons dans la steppe au milieu des lupins de montagne multicolores. Ca souffle. Les vents sont violents, impressionnants, voir destabilisants. Impossible de se parler et ça dure 5 heures. Nous établissons notre premier campement au camping Paine Grande au pied des montagnes. Petite méchante douleur au bas du dos pour Nelly qui ne veut pas croire à la sciatique.
Jour 2 : 8 h30 de marche. Moral en berne. Il pleut et ça grimpe. Direction la vallée des Français ou nous longeons les glaciers pour atteindre un point de vue où semble-t-il la vue est magnifique mais le temps n’est pas au rendez vous. Nous redescendons planter la tente au camp des Italiens. Dans la nuit, nous entendons le glacier craquer à plusieurs reprises.

Jour 3: 9h de marche. Moral en hausse. Nous empruntons un sentier le long du lac. Un lac aux eaux turquoises, une nature de bruyères. Campement au refuge Chileno.

Jour 4 : Est descendu aux enfers. Marche de 5h. C’est le grand jour, celui de la découverte des trois tours de Torres del Paine. Départ à 5h du matin. Les tours sont visibles tôt dans la matinée. Vent, pluie, sciatique. Mais elles sont là ces trois satanées tours. Elles culminent à 2900 mètres, 2850 et 2600 d’altitude. Nous aurions dû partir encore plus tôt, elles sont déjà sous les nuages. Nuit au refuge Las Tores où Nelly prend un lit histoire de ménager son dos. On allège le sac, on gobe des dafalgan (pas très approprié mais c’est tout ce qu’il y a).

Jour 5 : Est ressuscité des morts. C’est parti pour passer de l’autre côté. C’est une grosse journée de 10h de marche mais facile et très belle. Nous traversons des prairies de milliers de marguerites, nous perdons le sentier et nous nous retrouvons dans les marécages. De ce côté, beaucoup moins de touristes, des paysages totalement différents et nous sommes récompensés par l‘arrivée au superbe camp Dickson.



Jour 6 : Moral stationnaire. 4h de marche pour dormir au très sommaire campement Los Perros qui précède le col. C’est la nuit la plus froide.

J 7 : 10h de marche. Sommes assis à la droite de Dieu (enfin surtout Nelly parce que Steph …), c’est important d’y être pour une journée harassante. Passage du col en 5h puis 5h de descente. Vents, neige, boue, pluie. Nous marchons dans la neige les pieds trempés, le vent souffle tellement fort que nous nous retrouvons à terre à plusieurs reprises. Deux photos rapides au col et nous redescendons dans la boue où inévitablement nous glissons à plusieurs reprises. Nos vestes en Gore Tex finissent par prendre l’eau. La météo est catastrophique mais le moral est bon c’est l’essentiel. Le soir, nous campons au refuge Grey au bord du lac et regardons les icebergs. Plus de vent, plus de pluie et quelques degrés supplémentaires. Au refuge, nous prenons une douche chaude, un repas au chaud et un bonne bière. Et puis les commentaires d’usage : « Je te félicite. Ahhh moi aussi je te félicite. Bravo » .



Jour 8 : 4h de marche pour rejoindre l’embarcadère et prendre le bateau qui nous amènera sur l’autre rive. De là, nous pourrons prendre un bus pour nous glisser avec délice dans les draps propres de chez Maria. Mais, parce qu’il y a parfois un mais. Les vents sont tellement forts que le bateau ne peut pas venir nous chercher. 2h de retard suffisent à nous faire rater notre bus. Il est 14h, nous devons attendre 17h pour le prochain. Il pleut. Nous patientons 3h dans les toilettes. 17h, un minibus de secours démarre à toutes trombes peut être un peu trop d’ailleurs puisque 10 km plus tard c’est l’accident. Sortie de route, nous nous arrêtons à 5 mètres tout juste d’une forte déclinaison qui aurait inévitablement entrainé le tonneau. Pas de mal. Il faut attendre maintenant 20h pour le prochain bus. L’arrivée chez notre chère Maria se fait décidément attendre. Au final, un trek techniquement facile mais physiquement éprouvant par une météo extrême. Un souvenir fort. Contents de l’avoir fait et d’être arrivés jusqu’au bout, c’est Maria qui a dû nous maudire lorsque nous lui avons tendu du bout des doigts notre sac de linge sale, boueux, humide.

Les tribulations extrêmes terminées, place au repos, à la farniente et place à Valparaiso : la ville arc en ciel du Chili. Valparaiso s’est imposé au XIX ème siècle comme le principal port du continent. A l’époque, les voiliers partaient à la chasse à la baleine ou encore charger des cargaisons de nitrates du désert d‘Atacama. L’activité portuaire était intense mais l’ouverture en 1914 du canal de Panama n’en fait plus une escale obligée pour les marins du Cap Horn et le Chili ne chasse plus la baleine. Si les marins du monde entier parlaient de Valparaiso, le port est aujourd’hui d’avantage une halte touristique dans une ville qui a connu la gloire des années fastes. Valparaiso, nous avons adoré. C’est une ville attachante, nichée sur des collines où funiculaires brinquebalants vous déposent sur les hauteurs de la ville dans des ruelles pavées. La ville est colorée, chaque façade de maison arbore des couleurs différentes ou se prête aux talents des artistes locaux. Valparaiso c’est aussi avant tout la rencontre avec Gilles, originaire de Toulouse qui nous accueille dans sa pension familiale « La Bicyclette » . Sa pension c’est aussi sa passion du Chili, il nous guidera sur nos visites, nos petits restaus de fruits de mer et de poissons au marché du port . La ballade le long des plages de Vina del mar, où il n’y a que les chiliens pour se baigner dans une eau froide avec les phoques, ou encore, cette très belle journée dans un village de pêcheurs, ancien port baleiniers chilien. Finalement, Valparaiso nous a retenu 5 jours alors que nous avions prévu de n’y séjourner que 2.








Dernière étape du Chili : le désert d’Atacama. Voici pour nous plaire, un Chili authentique, un Chili préservé qui nous offre des paysages que nous n’avons vu nulle par ailleurs et des villages typiques d’adobe (brique de terre et de paille cuites au soleil) comme celui de San Pedro de Atacama niché à 2500 mètre d‘altitude. Petite église pittoresque, place du village ombragée d‘où on aperçoit le volcan Licancabur, bijoux de cuivre et ponchos en Alpaga.






Même si les touristes affluent en haute saison, nous apprécions l’endroit et découvrons le désert sous ses multiples facettes : vallée de la lune, vallée de la mort, désert de sel, geysers de Tatio. Vélo et cheval dans des paysages lunaires ou martiens selon l‘imagination, coucher de soleil, chaleur…Nous profitons également d’un des ciels les plus purs au monde pour suivre le temps d’un soir un cours d’astronomie. Ceinture d’Orion, nébuleuse d’Orion, Saturne, pluie d’étoiles filantes…la voie lactée est magnifique. C’est d’ailleurs en 2012, que sera mis en service le plus grand observatoire de radioastronomie au monde (projet regroupant américains, européens et japonais). Au final, le Chili est un pays pour lequel nous retenons la variété des paysages, l’accueil chaleureux des Chiliens. Si le sud du pays reste de type très européen donc moins dépaysant, c’est au nord que nous découvrons le dépaysement culturel des descendants des civilisations précolombiennes. De quoi nous donner envie de découvrir cette culture et cette ambiance particulière en poursuivant sur la Bolivie.












Il est 6h du matin, nous quittons Ushuaïa et l’Argentine pour notre première étape : la Patagonie Chilienne réputée pour sa météo extrême. Pluie, vent, grêle…c’est le seul endroit des cinq continents qui soit sur le passage des vents d’Ouest venus de l’Antarctique. Les marins du Cap Horn les ont baptisé les quarantième rugissants. Nous arrivons à minuit à Puerto Natales. Maria, notre hôte nous attend. Après avoir écumé les dortoirs depuis quelques temps, nous glissons avec plaisir dans le « cama matrimonial » d’une chambre double. Des draps propres, une odeur de javel, deux chevets et leur lampe, le tout dans une maison surchauffée, dans un quartier calme : pas besoin de consulter la rubrique « où dormir très chic », cette petite pension familiale modeste nous offre un confort de grande classe.
Nous préparons notre trek dans le parc naturel de Torres del Paine. Le parc s’étend sur 242 000 ha de forêts, de lacs, de glaciers, de montagnes. Notre guide stipule également que c’est ici que l’on ressent toute la magie de la Patagonie mais également son hostilité (rafales de vent, tempêtes, nuits glaciales en toute saison); nous confirmons. Ici la nature est reine. W ou Q ? Nous nous décidons pour un trek de 8 jours, celui du Q (circuit complet du parc : pour les initiés, c‘est l’incontournable W plus la boucle par derrière, le tout formant un O, auquel on rajoute « la queue » pour former le Q; ça suit?) qui sera côté météo éprouvant. Côté logistique : nous dormirons sous tente et porterons nos sacs. Il faut donc les alléger au maximum : vêtements, duvets, tente et nourriture. Tu ne liras point (trop lourd), tu ne te maquilleras point (sans intérêt surtout sous une rafale de grêle, l’effet serait désastreux). Expérience oblige, un déodorant tu prendras pour réduire les odeurs de transpiration de TON UNIQUE Tee Shirt de marche. De mets déshydratés tu te nourriras. Le matin : flocons d’avoine et lait en poudre pour tenir au ventre, le midi un pain et deux tranches de fromage ou deux tranches de jambon : il faut varier un peu (on peut pas prendre les deux ? Non on peut pas) et le soir une soupe déshydratée avec du vermicelle et de la purée mousseline. Pour les creux : la joie des barres de céréales et des fruits secs. Et…. Ah le coquin ! Stéphane a acheté 2 grosses tablettes de chocolat. En voiture Simone pour faire le tour de mon Q. Le moral est au grand beau, 8 jours dans la nature.

Jour 1 : marche de 5h. Le soleil est de la partie. Vue magnifique sur les montagnes formées il y a environ 12 millions d‘années. Nous marchons dans la steppe au milieu des lupins de montagne multicolores. Ca souffle. Les vents sont violents, impressionnants, voir destabilisants. Impossible de se parler et ça dure 5 heures. Nous établissons notre premier campement au camping Paine Grande au pied des montagnes. Petite méchante douleur au bas du dos pour Nelly qui ne veut pas croire à la sciatique.
Jour 2 : 8 h30 de marche. Moral en berne. Il pleut et ça grimpe. Direction la vallée des Français ou nous longeons les glaciers pour atteindre un point de vue où semble-t-il la vue est magnifique mais le temps n’est pas au rendez vous. Nous redescendons planter la tente au camp des Italiens. Dans la nuit, nous entendons le glacier craquer à plusieurs reprises.

Jour 3: 9h de marche. Moral en hausse. Nous empruntons un sentier le long du lac. Un lac aux eaux turquoises, une nature de bruyères. Campement au refuge Chileno.

Jour 4 : Est descendu aux enfers. Marche de 5h. C’est le grand jour, celui de la découverte des trois tours de Torres del Paine. Départ à 5h du matin. Les tours sont visibles tôt dans la matinée. Vent, pluie, sciatique. Mais elles sont là ces trois satanées tours. Elles culminent à 2900 mètres, 2850 et 2600 d’altitude. Nous aurions dû partir encore plus tôt, elles sont déjà sous les nuages. Nuit au refuge Las Tores où Nelly prend un lit histoire de ménager son dos. On allège le sac, on gobe des dafalgan (pas très approprié mais c’est tout ce qu’il y a).

Jour 5 : Est ressuscité des morts. C’est parti pour passer de l’autre côté. C’est une grosse journée de 10h de marche mais facile et très belle. Nous traversons des prairies de milliers de marguerites, nous perdons le sentier et nous nous retrouvons dans les marécages. De ce côté, beaucoup moins de touristes, des paysages totalement différents et nous sommes récompensés par l‘arrivée au superbe camp Dickson.



Jour 6 : Moral stationnaire. 4h de marche pour dormir au très sommaire campement Los Perros qui précède le col. C’est la nuit la plus froide.

J 7 : 10h de marche. Sommes assis à la droite de Dieu (enfin surtout Nelly parce que Steph …), c’est important d’y être pour une journée harassante. Passage du col en 5h puis 5h de descente. Vents, neige, boue, pluie. Nous marchons dans la neige les pieds trempés, le vent souffle tellement fort que nous nous retrouvons à terre à plusieurs reprises. Deux photos rapides au col et nous redescendons dans la boue où inévitablement nous glissons à plusieurs reprises. Nos vestes en Gore Tex finissent par prendre l’eau. La météo est catastrophique mais le moral est bon c’est l’essentiel. Le soir, nous campons au refuge Grey au bord du lac et regardons les icebergs. Plus de vent, plus de pluie et quelques degrés supplémentaires. Au refuge, nous prenons une douche chaude, un repas au chaud et un bonne bière. Et puis les commentaires d’usage : « Je te félicite. Ahhh moi aussi je te félicite. Bravo » .



Jour 8 : 4h de marche pour rejoindre l’embarcadère et prendre le bateau qui nous amènera sur l’autre rive. De là, nous pourrons prendre un bus pour nous glisser avec délice dans les draps propres de chez Maria. Mais, parce qu’il y a parfois un mais. Les vents sont tellement forts que le bateau ne peut pas venir nous chercher. 2h de retard suffisent à nous faire rater notre bus. Il est 14h, nous devons attendre 17h pour le prochain. Il pleut. Nous patientons 3h dans les toilettes. 17h, un minibus de secours démarre à toutes trombes peut être un peu trop d’ailleurs puisque 10 km plus tard c’est l’accident. Sortie de route, nous nous arrêtons à 5 mètres tout juste d’une forte déclinaison qui aurait inévitablement entrainé le tonneau. Pas de mal. Il faut attendre maintenant 20h pour le prochain bus. L’arrivée chez notre chère Maria se fait décidément attendre. Au final, un trek techniquement facile mais physiquement éprouvant par une météo extrême. Un souvenir fort. Contents de l’avoir fait et d’être arrivés jusqu’au bout, c’est Maria qui a dû nous maudire lorsque nous lui avons tendu du bout des doigts notre sac de linge sale, boueux, humide.

Les tribulations extrêmes terminées, place au repos, à la farniente et place à Valparaiso : la ville arc en ciel du Chili. Valparaiso s’est imposé au XIX ème siècle comme le principal port du continent. A l’époque, les voiliers partaient à la chasse à la baleine ou encore charger des cargaisons de nitrates du désert d‘Atacama. L’activité portuaire était intense mais l’ouverture en 1914 du canal de Panama n’en fait plus une escale obligée pour les marins du Cap Horn et le Chili ne chasse plus la baleine. Si les marins du monde entier parlaient de Valparaiso, le port est aujourd’hui d’avantage une halte touristique dans une ville qui a connu la gloire des années fastes. Valparaiso, nous avons adoré. C’est une ville attachante, nichée sur des collines où funiculaires brinquebalants vous déposent sur les hauteurs de la ville dans des ruelles pavées. La ville est colorée, chaque façade de maison arbore des couleurs différentes ou se prête aux talents des artistes locaux. Valparaiso c’est aussi avant tout la rencontre avec Gilles, originaire de Toulouse qui nous accueille dans sa pension familiale « La Bicyclette » . Sa pension c’est aussi sa passion du Chili, il nous guidera sur nos visites, nos petits restaus de fruits de mer et de poissons au marché du port . La ballade le long des plages de Vina del mar, où il n’y a que les chiliens pour se baigner dans une eau froide avec les phoques, ou encore, cette très belle journée dans un village de pêcheurs, ancien port baleiniers chilien. Finalement, Valparaiso nous a retenu 5 jours alors que nous avions prévu de n’y séjourner que 2.








Dernière étape du Chili : le désert d’Atacama. Voici pour nous plaire, un Chili authentique, un Chili préservé qui nous offre des paysages que nous n’avons vu nulle par ailleurs et des villages typiques d’adobe (brique de terre et de paille cuites au soleil) comme celui de San Pedro de Atacama niché à 2500 mètre d‘altitude. Petite église pittoresque, place du village ombragée d‘où on aperçoit le volcan Licancabur, bijoux de cuivre et ponchos en Alpaga.

Même si les touristes affluent en haute saison, nous apprécions l’endroit et découvrons le désert sous ses multiples facettes : vallée de la lune, vallée de la mort, désert de sel, geysers de Tatio. Vélo et cheval dans des paysages lunaires ou martiens selon l‘imagination, coucher de soleil, chaleur…Nous profitons également d’un des ciels les plus purs au monde pour suivre le temps d’un soir un cours d’astronomie. Ceinture d’Orion, nébuleuse d’Orion, Saturne, pluie d’étoiles filantes…la voie lactée est magnifique. C’est d’ailleurs en 2012, que sera mis en service le plus grand observatoire de radioastronomie au monde (projet regroupant américains, européens et japonais). Au final, le Chili est un pays pour lequel nous retenons la variété des paysages, l’accueil chaleureux des Chiliens. Si le sud du pays reste de type très européen donc moins dépaysant, c’est au nord que nous découvrons le dépaysement culturel des descendants des civilisations précolombiennes. De quoi nous donner envie de découvrir cette culture et cette ambiance particulière en poursuivant sur la Bolivie.
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