Pendant un tour du monde, on retrouve du temps pour lire, lire beaucoup. Rien que ça, c'est chouette. Au fil des livres acquis et échangés chez des bouquinistes de tous pays, et généralement parmi un choix limité, donc "imposé", quelques bonnes surprises. Parmi nos nombreuses lectures, voici quelques livres dont le thème ou l'intrigue a trait directement aux pays visités.
AU NEPAL
Les aventures d’une grenouille népalaise, Kanak Mani Dixit
Pour les enfants, et aussi les adultes. Une manière agréable et rapide de découvrir la géographie et les vallées du Népal.
Sur les traces de Nives, Erri de Luca
Une conversation débridée sur les ascensions en haute montagne autour des 8000 du Népal. Grisant et réjouissant.
On aurait pu, mais non …
Annapurna premier 8000, Maurice Herzog
Incontournable (sauf pour nous donc), livre culte là-bas, disponible dans à peu près toutes les langues de l’hébreu au français, en édition originale ou en «contrefaçon » (hé oui, les indiens et les népalais font de la contrefaçon des maisons d’édition), l'épopée de Maurice et ses amis, premiers "vainqueurs" d'un sommet de plus de 8000 mètres.
EN INDE
Cette nuit la liberté, Dominique Lapierre et Larry Collins
Histoire du processus d’indépendance de l’Inde. Passionnant, et très utile pour aider à comprendre l’Inde d’aujourd’hui.
Introduction au boudhisme tibétain, Le XIVème Dalaï Lama
Pas forcément marrant (c’est un condensé des principes qui gouvernent le boudhisme), mais heureusement c'est court et surtout utile pour comprendre la philosophie boudhiste que l’on croise partout en Inde, de Dharamsala, ville et province refuge du Dalaï Lama et des tibétains exilés, au Ladakh, ainsi qu’au Népal, en Mongolie, au Laos, en Thaïlande, etc.
Voyage d’une parisienne à Lhassa, Alexandra David Néel
Bien sûr, comme l’annonce le titre, l’histoire se déroule principalement au Tibet actuel. Mais les tribulations de voyage d’Alexandra l’ayant portée en Inde et au Népal actuels, nous nous autorisons à le glisser là. Et puis de toute façon, ça parle de la majestuosité de la montagne (valable au Népal) ainsi que de la culture des tibétains et des moines bouddhistes (valable en Inde et au Népal, par leur proximité culturelle mais aussi parce que ce sont des terres d’accueil des réfugiés tibétains).
EN MONGOLIE
Mon initiation chez les chamanes, Corinne Sombrun
Captivant. Témoignage sur le chamanisme existant (et renaissant au grand jour après la période soviétique) en Mongolie. Utile pour les routards qui partiront vers le lac Khövsgöl, pour savoir à quelle sauce mongole ils seront mangés.
EN AUSTRALIE
Une partie du tout, Steve Toltz
Saga australienne d’un fils et son père (et vice et versa). Donne un bon aperçu des fondamentaux de la culture australienne, le tout avec beaucoup d’humour. Chouette.
Les sables de Windee, Arthur Upfield
Roman policier dont l’intrigue se déroule dans le bush australien dans l’état de la Nouvelle Galle du Sud (Sydney), dans la première partie du 20ème siècle. Donne un aperçu toujours actuel de l’immensité du pays et de son vide humain sidéral (en dehors des grandes villes), quand le premier voisin se trouve à plusieurs centaines de kilomètres, du racisme des blancs envers les aborigènes et de la ségrégation de fait qui va avec, de l’esprit pionnier australien, de la sécheresse du climat et ses corollaires, le manque d‘eau et les incendies. Pas désagréable mais pas génial non plus, à défaut de trouver mieux.
AU PEROU
La prophétie des Andes, James Redfield
Dans la série « ça se passe au Pérou mais ça ne parle pas du Pérou ». Le Pérou n’est dans l’intrigue qu’un prétexte à l’énonciation des idées psychologico-ésotériques du sieur James, entre intuition (très) séduisante et délire sectaire, à chacun de juger. Il semblerait toutefois que, vu le succès mondial en librairie, on puisse se passer pour ce livre de mes petits commentaires.
vendredi 15 janvier 2010
dimanche 3 janvier 2010
2010 en Argentine
C’est reparti pour une longue traversée planétaire à bord d’un airbus A 340. Destination Buenos Aires et l’Amérique du sud, dernière ligne droite de notre périple. Arrivés à bon port, il fait 29°C. Changement de costumes. Nous troquons les polaires contre les tee shirts et les tongs. Quelques sapins de noël dans les boutiques nous rappellent que nous approchons des fêtes mais il faut bien le reconnaître, l’ambiance des festivités à venir n’a rien à voir avec nos marchés de noël en France.
Ici, 12 millions d’habitants vivent au rythme du soleil dans une ville qui rappelle l’Europe du sud et l’Espagne. On se lève tôt, on se couche tard en profitant des nombreuses terrasses et la sieste est obligatoire jusqu’à 16h. En soirée, il est incontournable d’admirer les danseurs de tango avec strass et paillettes qui donnent ton et ambiance langoureuse à la ville.
Et puis, Buenos Aires, c’est aussi la visite de lieux incontournables comme le quartier bariolé de la Boca et ses façades multicolores ou encore le café Tortoni, le plus vieux café de la ville. Et puis peste peste rage….c’est aussi, le FOOTBALL, institution du pays avec le fameux stade de la Boca (que nous sommes allés voir). Les matchs sont diffusés en boucle dans les pubs et les cafés. On crie, on encourage, on applaudit, on siffle, on commente et à quelques pâtés de maisons plus loin on découvre le temple de la consommation footbalistique argentine ! Du coup en Argentine, c’est Stéphane qui adore faire les magasins. Du coup en Argentine, c’est Nelly qui est contente d’y être en décembre car c’est la fin de la saison. IL N Y A PAS DE MATCH.






Pour les fêtes, nous avons Natha et Béné qui nous arrivent grelottantes de froid et de sommeil depuis Paris. Les passagers débarquent avec Doudoune et complet noir. Ici, c’est la couleur et la chaleur.
Nous avons une dizaine de jours ensemble pour visiter la Patagonie. Les distances étant longues, ce sera intense. Alors à peine arrivées dimanche matin, nous leur annonçons que nous prenons un bus de nuit pour rejoindre notre première étape Puerto Madryn, point de départ pour visiter la Péninsule de Valdes. Premier hic. Stef a confié son sac à dos à un cordonnier. Le sac doit être récupéré ce dimanche mais la porte du cordonnier reste close. Ah le muffle ! Soit nous terminons le tour avec un sac pour deux, soit nous répartissons son contenu dans les trois sacs soit Stef reste une nuit de plus en espérant que le cordonnier donnera signe le lendemain. Nous optons pour la dernière solution. Nous apprendrons plus tard que le cordonnier avait mal à la gorge ce fameux dimanche ...
Nous partons avec les filles et récupérons Stef le surlendemain. Juste le temps pour lui de monter dans la voiture de location pour aller voir les lions de mer et prendre avec Béné un bain de mer (se baigner en Patagonie quand même, il fallait marquer le coup).
La péninsule de Valdes est une excroissance du continent reliée par un isthme de 35 km. Pour faire le tour, nous roulons sur des chemins au milieu de paysages sauvages de pampa. Cette région est réputée pour sa faune : lions de mers, éléphants de mer, baleines, orques, pingouins. C’est le seul endroit du monde qui accueille des éléphants de mer avec des spécimens de 6m de long pesant jusqu’à 3 tonnes.
Pour les pingouins, c’est à Punto Tumbo que nous découvrons une réserve naturelle unique puisqu’elle accueille la plus grande colonie de manchots (manchots de Magellan) au monde. On l’estime à un million de manchots. Les femelles ont pondu en octobre et nous avons la chance d’observer une immense nurserie.








La Patagonie c’est aussi et surtout le sud avec ses glaciers. Nous poursuivons en bus (toujours) pour El Calafate au pied de la Cordillère des Andes. Arrivée 24h plus tard juste à temps pour ouvrir nos cadeaux et fêter le réveillon de Noël dans cette petite ville aux allures de station de ski. Direction le parc national des glaciers classé au patrimoine mondial de l’Unesco et le clou du spectacle le Perito Moreno, le plus spectaculaire des glaciers andins. 15 km de long et 5km de large, il atteint 60 mètres au dessus du niveau du lac. La glace qui constitue le glacier est tellement dense et vieille qu’elle a une couleur bleue turquoise.






Nous poursuivons notre route vers El Chalten, capitale du trekking de la Patagonie Andine. El Chalten est placé dans le département lago Argentino dans le parc national Los Glaciares. Dans ses environs on trouve les glaciers mais surtout la présence magnétique du Fitz Roy. La chance est avec nous, nous le découvrons lors d’une belle journée ensoleillée.




Nos derniers jours de l’année en Patagonie se terminent au bout du monde à Ushuaïa en Terre de feu. La Terre de feu est un véritable archipel quasiment inhabité. Ushuaïa est la capitale de la région et la ville la plus australe du monde surnommée par les argentins « El fin del mondo ». En vérité, la ville la plus au sud se situe au Chili mais Ushuaïa reste la plus connue. Dans son port, les bateaux pour partir en Antarctique qui n‘est qu‘à 1000km alors que nous sommes à plus de 3000 km de Buenos Aires. Alors depuis Ushuaïa, nous envoyons à nos familles, nos amis une bouffée d’air du bout du monde pour l’année 2010.






Ici, 12 millions d’habitants vivent au rythme du soleil dans une ville qui rappelle l’Europe du sud et l’Espagne. On se lève tôt, on se couche tard en profitant des nombreuses terrasses et la sieste est obligatoire jusqu’à 16h. En soirée, il est incontournable d’admirer les danseurs de tango avec strass et paillettes qui donnent ton et ambiance langoureuse à la ville.
Et puis, Buenos Aires, c’est aussi la visite de lieux incontournables comme le quartier bariolé de la Boca et ses façades multicolores ou encore le café Tortoni, le plus vieux café de la ville. Et puis peste peste rage….c’est aussi, le FOOTBALL, institution du pays avec le fameux stade de la Boca (que nous sommes allés voir). Les matchs sont diffusés en boucle dans les pubs et les cafés. On crie, on encourage, on applaudit, on siffle, on commente et à quelques pâtés de maisons plus loin on découvre le temple de la consommation footbalistique argentine ! Du coup en Argentine, c’est Stéphane qui adore faire les magasins. Du coup en Argentine, c’est Nelly qui est contente d’y être en décembre car c’est la fin de la saison. IL N Y A PAS DE MATCH.
Pour les fêtes, nous avons Natha et Béné qui nous arrivent grelottantes de froid et de sommeil depuis Paris. Les passagers débarquent avec Doudoune et complet noir. Ici, c’est la couleur et la chaleur.
Nous avons une dizaine de jours ensemble pour visiter la Patagonie. Les distances étant longues, ce sera intense. Alors à peine arrivées dimanche matin, nous leur annonçons que nous prenons un bus de nuit pour rejoindre notre première étape Puerto Madryn, point de départ pour visiter la Péninsule de Valdes. Premier hic. Stef a confié son sac à dos à un cordonnier. Le sac doit être récupéré ce dimanche mais la porte du cordonnier reste close. Ah le muffle ! Soit nous terminons le tour avec un sac pour deux, soit nous répartissons son contenu dans les trois sacs soit Stef reste une nuit de plus en espérant que le cordonnier donnera signe le lendemain. Nous optons pour la dernière solution. Nous apprendrons plus tard que le cordonnier avait mal à la gorge ce fameux dimanche ...
Nous partons avec les filles et récupérons Stef le surlendemain. Juste le temps pour lui de monter dans la voiture de location pour aller voir les lions de mer et prendre avec Béné un bain de mer (se baigner en Patagonie quand même, il fallait marquer le coup).
La péninsule de Valdes est une excroissance du continent reliée par un isthme de 35 km. Pour faire le tour, nous roulons sur des chemins au milieu de paysages sauvages de pampa. Cette région est réputée pour sa faune : lions de mers, éléphants de mer, baleines, orques, pingouins. C’est le seul endroit du monde qui accueille des éléphants de mer avec des spécimens de 6m de long pesant jusqu’à 3 tonnes.
Pour les pingouins, c’est à Punto Tumbo que nous découvrons une réserve naturelle unique puisqu’elle accueille la plus grande colonie de manchots (manchots de Magellan) au monde. On l’estime à un million de manchots. Les femelles ont pondu en octobre et nous avons la chance d’observer une immense nurserie.
La Patagonie c’est aussi et surtout le sud avec ses glaciers. Nous poursuivons en bus (toujours) pour El Calafate au pied de la Cordillère des Andes. Arrivée 24h plus tard juste à temps pour ouvrir nos cadeaux et fêter le réveillon de Noël dans cette petite ville aux allures de station de ski. Direction le parc national des glaciers classé au patrimoine mondial de l’Unesco et le clou du spectacle le Perito Moreno, le plus spectaculaire des glaciers andins. 15 km de long et 5km de large, il atteint 60 mètres au dessus du niveau du lac. La glace qui constitue le glacier est tellement dense et vieille qu’elle a une couleur bleue turquoise.
Nous poursuivons notre route vers El Chalten, capitale du trekking de la Patagonie Andine. El Chalten est placé dans le département lago Argentino dans le parc national Los Glaciares. Dans ses environs on trouve les glaciers mais surtout la présence magnétique du Fitz Roy. La chance est avec nous, nous le découvrons lors d’une belle journée ensoleillée.
Nos derniers jours de l’année en Patagonie se terminent au bout du monde à Ushuaïa en Terre de feu. La Terre de feu est un véritable archipel quasiment inhabité. Ushuaïa est la capitale de la région et la ville la plus australe du monde surnommée par les argentins « El fin del mondo ». En vérité, la ville la plus au sud se situe au Chili mais Ushuaïa reste la plus connue. Dans son port, les bateaux pour partir en Antarctique qui n‘est qu‘à 1000km alors que nous sommes à plus de 3000 km de Buenos Aires. Alors depuis Ushuaïa, nous envoyons à nos familles, nos amis une bouffée d’air du bout du monde pour l’année 2010.
Inscription à :
Articles (Atom)