dimanche 5 juillet 2009

LE LADAKH EN ROYAL ENFIELD

Apres nos 20h de bus, une fois à Leh, un taxi nous depose devant une guesthouse Ladakhi. L’ensemble est tres bien tenu. Il faudra juste se laver au seau car à Leh, trouver de l’eau chaude n’est pas toujours facile. Meme si les panneaux solaires fleurissent, le probleme reste tout simplement l’eau. Nous sommes dans une region desertique, Leh est à 3500 m d’altitude.



Nous sommes fascines par la diversite des populations qui y deambulent et qui viennent de toute la region : vieilles femmes du Ladakh ridees comme des pommes fletries avec leurs deux longues tresses nouees sur les reins et leur bonnet de laine rouge, femmes portant le chapeau ladakhi en satin matelasse, femmes cobra (coiffes couvertes de turquoise en forme de cobra, symbole de fertilite)...





Nous organisons notre periple. Les trois semaines sur place seront consacrees a la visite de Leh, la decouverte de la vallee et des monasteres, le lac de Pangong a la frontiere chinoise, et un trek en haute altitude.


Pour la visite de la vallee, la conduite des mythiques motos - Royal Enfield - (marque anglaise fabriquee a Madras) nous seduit. Il faut dire que Martin et son ami Ecossais ont attire notre curiosite lors de notre rencontre dans un pub à Manali. Pas de permis specifique, les locations se font sans probleme et la conduite est confortable.


Nous partons pour trois jours decouvrir les vallees verdoyantes et les traditions bouddhistes des monasteres Ladhakis. Tikshe, Alchi, dont les fresques murales sont parmi les plus belles du monde himalayen.



A Tikshe, nous sommes guides par le bruit des conques. Les moines appellent à la priere. Le monastere plante en haut d’une colline accueille encore une centaine de moines. Reunis dans le chokhang, la grande salle d’assemblee des moines, nous assistons discretement à la ceremonie. Les plus jeunes ont une dizaine d’annees et s’ennuient ferme. La ceremonie dure plusieurs heures, normal qu’à cet age on decroche. D’ailleurs les plus anciens ne sont pas plus assidus, il y a regulierement des micro siestes.


Lectures de textes entrecoupees de bruits de symbales. Les plus jeunes soufflent dans les conques, d’autres sonnent le gong ou encore soufflent dans leurs grandes trompettes. Juste avant d’entrer : la roue de la vie. Elle nous interpelle. On nous explique : c’est l’un des fondement de l’enseignement bouddhique.


Tout etre vivant y est pris à jamais, la seule possibilite d’en sortir etant reservee aux Bouddhas. Un cercle au centre illustre les trois defauts majeurs de l’etre humain : la Haine (colere, rancœur, symbolisee par le serpent), le Desir (par le pigeon), et l’ignorance (par le sanglier). Le desir a un cou etroit et un gros ventre, la haine est representee par des personnes que l’on a hais et à qui on ne pardonnent pas. On ressasse. Enfin l’ignorance amenant necessairement à la confusion : on ne sait plus qui on est. Le but de toute une vie est alors de travailler sur ces trois defauts en utilisant la comprehension, la compassion et la sagesse.


Pour la visite de Pagong Lake, nous partons en jeep. Le voyage dure 5h et nous decouvrons differentes vallees d’un paysages mineral aux couleurs etonnantes. Une montagne verte, l’autre ocre, encore une autre rouge.



Nous terminons notre route sur un paysage sublime. A 4600 m d’altitude, à 50 km de la frontiere chinoise, le plus grand lac d’altitude du Ladakh : Pangongh Lake. Son eau turquoise avec le contraste des montagnes rouges, oranges est saisissant. Jamais vu un spectacle pareil. Nous passons la nuit chez l’habitant.

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