mardi 26 mai 2009

LE KERALA : LE PAYS DES COCOTIERS

Après la brûlante Delhi, nous apprécions la calme et l’air marin de Cochin (Kochi). Port industriel et de pêche, Kochi est surtout connue pour ses 3 presqu’îles et nous optons pour celle de Fort Cochin, la partie la plus ancienne avec ses bâtisses portugaises.
Ici, Chrétiens, musulmans, juifs et hindouistes vivent ensemble.

Nous sommes donc réveillés par l’appel à la prière du muezzin, assistons à un mariage chrétien, croisons des religieuses, des hindous tout ceci dans une ambiance paisible de bord de mer.
Le soir et le matin, il fait bon se promener sur le remblai pou
r regarder les Chinese Fishing Nets. Ce sont des pêcheurs à grands carrelets. Cinq personnes tirent ces grands filets bleus et vendent ensuite leur pêche. Mais comme nous n’avons rien pour cuisiner nous préférons notre petit restaurant au bord de la piscine qui propose des Prawns (grosses gambas) et du poisson au lait de coco.



Les moyens de locomotion prêtent également au dépaysement puisqu’ils se font en Ferry (Bus local) pour aller d’île en île. Cela coûte 2 roupies pour passer d’une île à l’autre. La spécialité de Cochin, c’est de proposer les Backwaters. Nous partons pour plusieurs heures de bateau et terminons par une balade en pirogue sur les canaux sous les cocotiers.Ananas, bananiers, vanille, café, manguiers bordent les ruisseaux. Sur les berges, les habitants se baignent, lavent leur linge, coursent les singes voleurs.



En soirée, nous profitons également du théâtre Keralais (Kathakali). A la fois danse et mime, le Kathakalo est interprété uniquement par des hommes. La séance de maquillage dure 1h et c'est un spectacle à elle seule. 500 mimes peuvent être reproduits pour traduire les émotions, les sentiments en utilisant les mains, les pieds et les expressions du visage.



Départ pour Munnar en bus. Il n’y a plus de place. Nous passons une partie du trajet debout. Munnar ou la vallée des thés. Le paysage change radicalement, nous sommes à 130 km de Cochin, dans une petite station de montagne située à 1600 m d’altitude. La ville n’est pas agréable, mais la nature est belle ! Partout des forêts d’Eucalyptus, des bananiers, des plantations de thé. Ici, nous sommes au pays de TATA. Nous savions qu’il fabriquait l’Ambassador à Calcutta mais nous ne savions pas qu’il détenait aussi 80% de la production de thé de la région, qu’il poursuivait également sa diversification avec l’eau minérale, les télécoms, etc. Nous visitons, donc TATA, parlons avec des employés TATA, buvons du thé TATA et délayons notre SMECTA (parce qu’on a un peu mal au ventre quand même) avec de l’eau TATA.



La visite du Kerala se poursuit avec la réserve naturelle de Periyar (Tekkady). 5h30 de bus debout. On s’habitue !! La route est belle mais tout le monde vomit parce qu’elle sillonne les plantations de thé, de café au milieu des paysages de montagne. Ca ne fait rien, il suffit de faire le fourbe en détournant la tête et de respirer par la bouche.
A Periyar, c’est la réserve qui nous intéresse. Une des plus grandes de l’Inde, tigres, éléphants, singes et tout le toutim. Nous organisons notre Safari Trek avec l’office du Tourisme et partons une journée dans la JUUUUUNNNGLLLE !!! Départ en Jeep, rencontre avec notre guide qui nous fournit une paire de guêtres (ou plutôt des grandes chaussettes) - au fait pourquoi faire ? - Pour empêcher les sangsues d’entrer dans vos chaussures ou sous votre pantalon - Y’en a beaucoup ? - Ah oui, ça fait deux jours qu’il pleut, elles remontent ! - Han han, et vous nous mettez quoi sur les chaussures ? - Du gros sel, elles n’aiment pas le gros sel - Et c’est quoi ça ?- Une mue de serpent à sonnette, elle est grande celle là !! - Et y’en a beaucoup ? - Oh oui, pas mal, et nous avons aussi des cobras ! - Han han..


Pas très rassurés, nous partons dans la JUUUNNGLE. Nous marchons et nous débarrassons au fur et à mesure des sangsues (c’est vraiment dégoutant). Ici tout est plus grand, les feuilles, les moustiques, les araignées, les oiseaux. Deux espèces de singes, des toucans. Nous ne verrons pas d‘éléphant. A la fin de la journée, bien après la balade, Stef se contorsionne dans tous les sens et finir par baisser son pantalon au milieu des Indiens en criant. Une sangsue s’est glissée sous son caleçon. Nous l’avons retrouvée repue à ses chevilles.



Nous poursuivons notre route sur Allepey sur la côte (quelques gouttes de vomis sur Nelly de la part de sa voisine de devant qui envoie tout par la fenêtre). Stef lui essuie avec la manche de son tee shirt. On fait avec les moyens du bord. Allepey est connue pour ses balades en house boat et sa grande plage de sable blanc Marari beach à 10 km. Cocotiers, plage immense, pêcheurs et deux touristes en maillot de bains seuls sur la plage à regarder les dauphins. Le rêve ! Hélas, il semble, d’après les locaux, que la mousson est 15 jours d’avance, et de ce fait il pleut souvent. Nous arriverons quand même à profiter d’un jour plus clément pour aller nous allonger sur la plage.

1 commentaire:

  1. Alors là on y est! le vomit, la juuuunngllle, les sangsues, les cocotiers. On sentirai presque cette odeur de terre mouillée et d'arbres rincés par la pluie.
    Un grand merci de nous faire partager vos émotions, vos ressentis.
    Nous suivons vos périgrinations avec, souvent des rires, des couleurs plein les yeux et des odeurs plein le nez.
    La lecture de vos aventures sont ponctuées de wouaahh derrières nous(ce sont les enfants qui regardent par dessus nos épaules), puis ils se jettent sur le portable.
    Antoine a stabiloté au marqueur, son beau globe terrestre de Noël pour lacoliser les pays que vous traversez.
    Clément apprend la cuisine indienne , résultat la maison embaume le tandoori et le lait de coco. Et Valentin commence à loucher sur les actrices de Bollywood...
    Nous pensons fort à vous, gardez vous bien.
    en attendant de vous lire.
    nous vous embrassons fort tous les deux
    Céline, Christophe et les 3 mousquetaires

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